Ce que votre enfant ne vous dit pas…. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir (sans oser le demander)

Un jour, ma fille rentre à la maison et m’annonce qu’elle vient d’avoir une heure de colle.

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Évidemment, mon sang n’a fait qu’un tour et je me suis apprêtée à monter sur mes grands chevaux ; au lieu de ça, j’ai pris sur moi et je n’ai rien dit.

J’aurais très bien pu bondir, m’énerver et demander des explications mais j’ai choisi le silence, pour voir sur quel terrain nous étions.

Au bout d’un moment elle a continué à parler : elle était malheureuse, elle avait été collée pour bavardage parce qu’elle aidait une amie à comprendre l’exercice que le professeur était en train de corriger au tableau ; elle avait l’impression d’être victime d’une injustice.

Ainsi, j’avais le contexte de la situation ! Si j’avais réagi tout de suite, elle serait sans doute montée au créneau, elle se serait débattue et nous serions entrées en conflit sans que je connaisse les tenants et les aboutissants du problème.

Le silence pour tout savoir

Le silence est un outil extrêmement précieux : il permet à l’autre de s’exprimer dans un environnement neutre, et c’est également vrai pour vos enfants.

silence

Gâce au silence, il a la place d’être le “vrai lui” sans avoir à adopter une “réaction” à une situation donnée.

Dans un sens, le silence est un espace de créativité qui permet de se connecter à soi et d’aller chercher ce que l’on a à dire sans se justifier ou chercher à se défendre ; il permet une authenticité rare et précieuse.

Comment faire ?

C’est très simple : quand on pose une question, il faut simplement se taire, laisser l’espace à l’autre de répondre.

Eh oui, quand vous voulez savoir quelque chose : posez la question ! Bien sûr, cela paraît évident. Pourtant, souvent quand on pose une question, on a déjà une idée dans la tête, des attentes, et on insiste jusqu’à ce que l’autre nous apporte la réponse attendue. Ce faisant, on oublie de laisser à l’autre la possibilité de s’exprimer, et d’apporter une réponse à laquelle nous ne pensions même pas !

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La clé, c’est de rester ouvert et neutre ; la règle, c’est de s’empêcher d’avoir déjà une réponse dans la tête quand on pose une question à quelqu’un.

Très vite, vous allez vous rendre compte de la puissance du silence et de tout ce que vous pouvez apprendre sur votre enfant en le laissant s’exprimer librement !

Dans l’exemple dont je parlais plus haut, j’aurais très bien pu avoir derrière la tête que ma fille s’était mal comportée, qu’elle avait répondu à un professeur ou qu’elle perturbait la classe. À la place, j’ai choisi le silence pour comprendre le contexte et il a été ensuite bien plus facile d’accepter la situation et d’en parler ensemble.

Enjoy 🙂

Comment réagir face à une mauvaise note ?

“Maman, j’ai eu un 7/20 à mon dernier contrôle de maths…”
On a tous été confrontés à cet événement… *musique dramatique*… la mauvaise note !

mauvaise note

Souvent, il y a comme un principe de vases communicants entre les parents et les enfants : si les parents stressent, les enfants sont sereins, et inversement.

Ainsi, la première chose à faire si votre enfant rentre avec une mauvaise note, c’est comprendre l’état dans lequel il se trouve, comment il appréhende lui-même cette note. Parfois, cela peut être différent de votre façon de l’appréhender.
Par exemple, il peut avoir eu 11/20 et être extrêmement déçu (il pensait avoir mieux réussi que ça, il avait beaucoup travaillé, la moyenne de la classe est plus haute, etc.) ou au contraire très satisfait (le devoir était très difficile, la majorité de la classe a eu des notes en dessous de 10, etc.).
Ainsi, votre enfant peut réagir de plusieurs manières :

1) Il s’en fiche

S’il ne montre aucun intérêt ni aucune réaction face à cette mauvaise note, il y a peut-être une question de motivation.
Il a sans doute des difficultés à comprendre l’intérêt d’avoir des bonnes notes à l’école parce qu’il ne sait pas dans quel but il travaille.

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Dans ce cas, vous pouvez l’aider à prendre conscience de ce qui le motive. Posez-lui des questions et essayez de définir avec lui ses motivations profondes.
Ainsi, il pourra comprendre pourquoi il doit travailler : c’est un moyen pour atteindre ses objectifs.

2) Il est catastrophé

Parfois, les enfants sont déjà catastrophés par leur note… il n’est pas forcément judicieux d’en rajouter une couche ! Votre seule écoute active (en silence !) va lui permettre de parler de la situation avec ses mots.

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D’abord, il faut accepter ce qu’il s’est passé : ça arrive à tout le monde. Ainsi, il peut se calmer et vous pouvez aborder sereinement la suite.

Quand il est revenu au calme, vous pouvez lui poser des questions ouvertes pour comprendre ce qu’il s’est passé : il a été stressé pendant le contrôle et il a perdu ses moyens, il n’avait pas assez travaillé, il avait appris sans comprendre et ça n’a pas suffit, etc.

Une fois que vous avez identifié l’origine du problème, vous pouvez l’accompagner pour que cela ne se reproduise pas.

À la fin, vous pouvez lui demander un retour sur ce qu’il retient de cette expérience, et sur l’apprentissage qui en ressort.

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Encore une fois, l’important ici, c’est l’écoute active et bienveillante que vous lui offrez. L’essentiel étant de maintenir la communication.

Enjoy 🙂

Être à l’écoute et s’intéresser !

Je vais vous parler de ce que j’appelle “le syndrome du bon élève”, que j’ai pu observer à de multiples reprises chez mes collaborateurs, et que j’observe (encore) chez mes enfants.

Un jour ma fille me dit “De toute façon tu ne t’intéresses pas à ma scolarité !”.

Evidemment, ma première réaction a été de me dire : “Moi, mère parfaite ? Moi qui m’intéresse à tout et en particulier à la scolarité de mes enfants ? Mais comment peut elle penser une chose pareille ?!”.

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En fait, c’était simplement son ressenti, et à cette époque c’était sans doute vrai !

En tant que parent, nous pouvons être démunis devant de telles remarques, ayant toujours à coeur de bien faire ; c’est difficile de s’entendre dire que l’on manque d’intérêt pour nos enfants !
Je vous propose ces quelques conseils pour aborder ces situations sereinement.

Être présent, s’intéresser

Les enfants ont besoin de savoir qu’on s’intéresse à eux, et notamment à leur scolarité. Et même quand tout se passe bien, il est important de continuer à s’intéresser à leur évolution, à leurs cours, à ce qui les intéresse.

De cette façon, vous leur montrez que vous êtes là pour eux en toutes circonstances : pour les aider quand ils ont besoin de quelque chose, et aussi quand tout va bien pour les féliciter et les accompagner.
Les bons élèves autant que les autres ont besoin qu’on s’intéresse à eux, qu’on leur donne du feedback ; sinon il pourraient avoir des mauvaises notes simplement pour que vous vous y intéressiez (le voilà, le syndrôme du bon élève !).

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Pourquoi ?

En vous intéressant à sa scolarité, vous avez une bonne idée de l’état général de votre enfant. Souvent, les notes ne sont que la partie émergée de l’iceberg !

Par exemple, à un moment je me suis rendu compte que les notes de ma fille étaient légèrement en baisse ; rien de grave, mais assez pour que je le remarque. En creusant un peu, j’ai compris qu’elle était en conflit avec des camarades de classe, et j’ai pu l’accompagner sur ce sujet.

Il est d’autant plus important de s’intéresser à tous ces aspects dans les périodes difficiles, les périodes de transition, etc. Et ce sera l’objet d’un autre article !

Comment ?

  • Poser des questions

Régulièrement, vous pouvez poser des questions d’ordre général à vos enfants, par exemple “Comment ça se passe au collège/lycée ?”, “Qu’est-ce qui se passe bien ?”, …

En fait, le plus important est que vous posiez les questions avec bienveillance, sans être inquisiteur. Et d’ailleurs, ce même si vous n’obtenez pas de réponse !

question

  • Rester à l’écoute des professeurs

Les professeurs sont souvent les mieux placés pour relever les inflexions dans le comportement ou les résultats de nos enfants. Lorsque j’ai remarqué la baisse dans les résultats de ma fille, j’ai découvert en prenant rendez-vous avec son professeur principal qu’il avait lui aussi noté le changement.

Ainsi, en restant à l’écoute des professeurs de vos enfants, vous avez aussi accès à des indices sur son état d’esprit. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seul : les professeurs en général, son professeur principal, son professeur préféré, etc. ; ils peuvent vous apporter énormémement d’informations dès lors que vous les leur demandez.

L’important, au-delà des notes, c’est la relation ! C’est cela qui vous permet d’identifier les éléments vraiment importants pour votre enfant, et qui lui montre votre intérêt.

Enjoy 🙂