Chronique sur le Journal des Femmes : L’amour inconditionnel, pilier de l’estime de soi

J’ai le plaisir de vous annoncer que j’interviendrai désormais sur le Journal des Femmes pour une chronique mensuelle, sur des sujets similaires à ceux abordés sur ce blog.

Je vous invite dès à présent à consulter l’article de mars qui traite de l’amour inconditionnel.amour inconditionnel

J’y parle de l’importance de l’amour inconditionnel que nous offrons à nos enfants, et comment ce dernier joue un rôle essentiel dans la construction de l’estime de soi.

J’espère que cette chronique vous plaira !

A bientôt sur le blog ! :)

Gérer les désaccords avec les profs

Un jour mon filleul me dit “J’ai été collé parce que je n’avais pas mon cahier, c’est la première fois que je ne l’avais pas pris, le prof en a après moi, c’est sûr !”.
Ça vous rappelle quelque chose ? Votre enfant rentre en se plaignant d’un professeur, ou en étant persuadé que l’un d’eux “ne l’aime pas”, ou “en a après lui”.

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Essayer de comprendre : que se passe-t-il ?

Dans un premier temps, je vous propose de prendre du recul et d’appréhender la situation dans son ensemble. Tout d’abord, désamorçez le conflit : vous comme le professeur représentez l’autorité, accordez-lui le bénéfice du doute. Il serait peu judicieux de répondre à votre enfant “Oui, ton professeur est vraiment stupide, je vais m’occuper de ça !”.

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Pour reprendre la situation que j’ai vécue avec mon filleul, j’ai posé des questions pour avoir plus d’informations sur le contexte global. En effet, il me semblait peu probable qu’un professeur donne une heure de colle à un élève pour un simple oubli de cahier… surtout si c’est la première fois. Ainsi vous vous familiarisez avec la situation dans son ensemble : “Raconte moi comment ça s’est passé”, “Est-ce déjà arrivé à d’autres élèves ?”, “ Quelles sont les règles posées ?”, etc.
Vous pouvez alors prendre le recul nécessaire à l’évaluation de la situation, et permettre ainsi à votre enfant de prendre lui-même de la hauteur.

En résumé, vous prenez le rôle de médiateur, plus que celui de catalyseur !

Accepter son ressenti et l’accompagner dans la résolution de la situation

Il est également important de reconnaître le ressenti de votre enfant. Son ressenti a autant d’importance que la situation factuelle ! Qu’il ressente une injustice, qu’ils se sente triste, contrarié ou en colère ; favorisez son expression. Exprimer son ressenti est le premier pas vers la résolution.
Souvent, les enfants ont des difficultés à parler et exprimer ce qu’ils ressentent ; laissez-leur le temps, utilisez le silence pour leur donner l’espace de s’exprimer.

Après avoir bien compris la situation, vous pouvez l’aider à définir les actions qu’il souhaite mener, avec ou sans vous. Rencontrer ensemble le professeur, aller lui-même lui parler, etc. Le plus tôt sera le mieux ! L’important est de régler le désaccord avant que la situation ne s’envenime.

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Et encore une fois, souvenez-vous que vous êtes modélisant : si vous respectez le professeur, votre enfant le respectera également.

Et concrètement, que faire ?

  • Garder une attitude intérieure positive

Quoiqu’il arrive, le but est de prendre du recul. Les choses peuvent toujours s’arranger, des solutions existent, la situation est ouverte. Quand il y a désaccord, il faut rappeler à votre enfant qu’il va avoir le même professeur jusqu’à la fin de l’année (au moins) : il est dans l’intérêt de chacun de résoudre la situation et de repartir sur de bonnes bases.

  • Rester factuel

Reconnaitre le ressenti de votre enfant n’exclut pas de recueillir des éléments factuels. Par exemple, si votre enfant vous dit “Mon prof ne m’aime pas !”, vous pouvez lui demander “Qu’est-ce qui te fait dire ça ?”.
J’ai eu l’exemple il y a peu et ma fille m’a répondu “Il me reprend tout le temps !”.
Ici encore, allez plus loin : “Mais est-ce que tu es la seule ?”.
Pensez à redonner du sens aux interventions des professeurs : “Il y a 35 élèves dans ta classe, si le professeur doit reprendre chaque élève 2 fois, ça fait 70 fois par cours ; sur une heure c’est plus d’une fois par minute !”.

  • Se projeter vers l’avenir

Pour pouvoir mettre ce désaccord derrière vous, pensez à l’avenir, et construisez avec votre enfant les clés qui permettent d’aller de l’avant :
“Comment fait-on pour que ça aille mieux ?”
Vous pouvez alors prendre des engagements avec lui, organiser une rencontre avec le professeur, etc.

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Et puis peut-être que c’est un message de votre enfant, que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, alors creusez et découvrez le sens profond de tout cela…

Enjoy :)